Agences du bureau commun

Journée Internationale pour l'Eradication de la pauvreté: message de Thoray Obaide Directrice Exécutive du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA)

17, octobre 2006


Aujourd’hui, en cette Journée Internationale pour l’élimination de la pauvreté, l’UNFPA, Fonds des Nations Unies pour la population, appelle chacun à prendre position contre la pauvreté en prenant position pour les droits des femmes et l’accès universel à la santé procréatrice.
Reconnaissons que la pauvreté est plus qu’un manque de revenu. Elle est un manque de possibilités et de choix. Elle est un manque de droits et de ressources, d’appui social, de moyens de faire entendre sa voix et d’exercer un pouvoir.
Le gouvernement de chaque pays a promis d’agir pour mettre fin à l’extrême pauvreté et à la faim. Tous se sont aussi engagés à s’attaquer aux conditions qui aident la pauvreté à plonger ses racines encore plus profondément — conditions qui sont, par exemple, la mauvaise santé, y compris la mauvaise santé sexuelle et procréatrice, et le manque d’accès à l’information et aux services. Les gouvernements ont aussi promis de faire en sorte que chaque enfant reçoive une éducation, en particulier les filles auxquelles elle est trop souvent refusée, et que femmes et filles puissent vivre à l’abri de la discrimination et de la violence
sexuelles en jouissant de l’égalité des chances et des droits.
Aujourd’hui, prenons tous position contre la pauvreté et exhortons les gouvernements à tenir les promesses qu’ils ont faites. La lutte mondiale contre la pauvreté exige la participation de chacun.
En associant ses forces à celles d’autres organisations, l’UNFPA centre son attention sur le nombre considérable de pauvres, surtout de femmes et de jeunes, qui continuent à ne pas avoir accès à l’éducation et aux soins de santé, y compris l’information et les services relatifs à la santé procréatrice. Du fait de cette situation, ils restent pris au piège d’un cycle vicieux de la pauvreté qui passe d’une génération à la suivante.
Pour aider à briser ce piège de la pauvreté, nos efforts communs doivent viser à investir davantage dans la santé sexuelle et procréatrice, à éliminer les inégalités entre les sexes et à conférer aux femmes le pouvoir d’assumer le contrôle de leur propre vie. L’UNFPA croit qu’en rapprochant les services de santé sexuelle et procréatrice et les services de lutte contre le VIH/sida, et en assurant l’accès universel aux deux, on réussira à faire reculer la féminisation de la pandémie du sida et à enrayer sa diffusion.
En prenant position pour la dignité humaine et les droits humains de tous, y compris le droit à la santé sexuelle et procréatrice, nous nous dressons avec force contre la pauvreté.