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UNFPA/Réseau des Femmes Africaines Ministres Parlementaires
Une Afrique Lusophone sans mutilation sexuelle de jeunes filles est le défi majeur du Réseau de Femmes Ministres Parlementaires
(Praia, 17 février 2007) Une Afrique Lusophone sans mutilation sexuelle des jeunes filles est un des défis majeurs issus de la Rencontre des Réseaux nationaux des Femmes Ministres et Parlementaires des Pays Africains de langue Officielle Portugaise (PALOP), qui s’est tenue du 12 au 16 février 2007 à Santa Maria – Sal, Cap Vert.
Cette proposition introduite par le Cap Vert par la voix de la Ministre de la Défense a été accueillie et endossée par les Femmes Ministres et Parlementaires de l’Angola, du Cap Vert, de la Guinée Bissau, de São Tomé et Principe et du Mozambique, qui ont participe à l’Atelier de renforcement des capacités des membres du Réseau des Femmes Ministres et Parlementaires en techniques de plaidoyer, leadership et de mobilisation des ressources. Cet atelier, organisé par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et par le CEFA (Centre d’Etudes de la Famille africaine, avait pour objectif de renforcer l’implication du Réseau des Femmes africaines Ministres et Parlementaires (REMAMP) à la mise en œuvre du Programme d’Action de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD), et, en particulier, à la formulation, la mise en oeuvre, le suivi et l’évaluation des politiques et programmes de population et santé reproductive.
La Représentante de UNFPA au Cap Vert, Madame Patrícia de Mowbray, a pour sa part considéré qu’un tel défi nécessitera la mise en marche de tout un processus allant du plaidoyer, de la sensibilisation à tous les niveaux, à la mobilisation de ressources dans chacun des pays représentés, notant toutefois que l’impact de cette initiative dans l’espace PALOP, ne pourra être significatif que s’il existe une coordination étroite entre les réseaux nationaux. Tout en manifestant l’appui de UNFPA et des Nations Unies pour la matérialisation de ce défi, Mme Patricia de Mowbray estime que le but de cette initiative est noble et que l’impact positif sur la vie des femmes et des sociétés qui intègrent les PALOP, est sans aucun doute incalculable.

L’importance de cette initiative a également été mise en évidence dans la Déclaration de Sal, où les Ministres et Parlementaires se sont engagées à “Réaffirmer leur détermination à continuer à combattre toutes les formes de discrimination et violence contre l’être humain, en particulier les femmes et les enfants; à condamner énergiquement toutes les pratiques de mutilation génitale féminine, là où elles existent et persistent ; et à exhorter les parlements et les gouvernements nationaux à adopter des lois et politiques contre la discrimination et la violence basée sur le genre et à définir des mécanismes de prévention et de protection aux victimes.
Selon Madame la Ministre de la Femme et de l’Action sociale du Mozambique, lors d’une entrevue à la TCV-Télévision du Cap Vert, les participants ont eu l’opportunité de renforcer leurs connaissances en matière de plaidoyer, de leadership et de mobilisation des ressources, ce qui leur permettra de consolider leurs interventions dans leurs pays respectifs et au niveau du réseau.
Pour la Coordonnatrice du Réseau national des Femmes Ministres et Parlementaires du Cap Vert, Herminia Ferreira (foto à gauche), cette formation permettra aux membres du réseau d’être mieux préparés pour vaincre les défis prioritaires identifiés à différents niveaux (sicTCV), l’Atelier étant une opportunité de doter les Femmes Ministres et Parlementaires des PALOP d’outils appropriés pour exercer un leadership fort, soutenu et pourvu de moyens de mobilisation de ressources.
“Je crois que la politique serait plus efficace, exemplaire et peut-être plus attractive si nous disposions de modèles représentatifs qui incluent toute la société et non pas une partie, toutes les sensibilités et non pas quelques unes. “
Dr. Aristides Lima, Président de l’Assemblée Nationale du Cap Vert
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